
Europe

Suite à la tribune du 14 avril qui appelle à une relance verte en Union européenne et dans le monde.
On le sentait venir, mais jusqu’à présent on n’avait pas vraiment de prise, pas d’accroche forte pour argumenter. Quelques déclarations ici et là qu’il fallait extraire et relier à d’autres pour tracer les contours du tableau d’ensemble et alerter.

L'Italie est le pays le plus touché du coronavirus. Le dimanche 21 mars, 53 500 personnes étaient infectées, 793 personnes étaient mortes1, le nombre le plus élevé depuis l'explosion de la pandémie. Samedi soir la décision du Gouvernement d’arrêter tout activité productive non essentielle est arrivée trop tard.

Courant septembre, nous apprenions avec stupeur que Margaritis Schinas, en tant que commissaire pour "la protection de notre mode de vie européen", serait chargé des questions de marché du travail, migrations et de sécurité dans l’Union européenne.

L’énergie constitue désormais un marché comme un autre, où les prix sont fixés par la « main invisible ». L’objectif pour la Commission européenne : mettre fin aux différents monopoles publics et ouvrir ces nouveaux « marchés » au secteur privé. Pourtant, les prix ne cessent d’augmenter, et la transition énergétique semble mal engagée…

Emmanuel Maurel a quitté en octobre 2018 le Parti socialiste pour créer le mouvement Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste. En février 2019, il fonde Gauche républicaine et socialiste. Il est candidat au élections européennes avec la France insoumise.

La Commission européenne est claire sur sa stratégie de politique fiscale : « une harmonisation totale des systèmes fiscaux des États membres n'est pas nécessaire. Tant qu'ils respectent la législation de l'UE, ceux-ci sont libres de choisir le système fiscal qui correspond le mieux à leurs préférences », nous rappelle un document stratégique.

Fin 2018, nous avons été, une nouvelle fois, les témoins de l’orthodoxie libérale budgétaire bruxelloise. La commission européenne, gardienne des traités, a sorti son martinet pour taper sur les doigts de l’Italie dont le budget ne la satisfaisait pas. Car à Bruxelles, la dette c’est mal. Elle est devenue l’alibi pour aller toujours plus loin dans le désengagement de l’Etat et dans la baisse des dépenses publiques et notamment les dépenses sociales.

Adoptée le 29 mai 2018 au Parlement européen, la révision de la Directive européenne du 16 décembre 1996 sur le travail détaché est bien décevante au regard des enjeux d’un phénomène en pleine expansion. La France est le 2ème pays d’accueil derrière l’Allemagne, avec 516 000 salarié.e.s détaché.e.s en 2017 (plus 46% par rapport à 2016). Dumping social, concurrence déloyale entre salarié.e.s au sein de l’Union Européenne, précarité pour les détaché.e.s, les conséquences de l’arbitrage entre facilité pour l’employeur et droits sociaux sont lourdes.

Il y a comme un « deal » dans l'air. Emmanuel Macron veut renforcer l'intégration au sein de la zone euro, tandis qu'Angela Merkel plaide pour un fonds monétaire européen.




