
France

1. N’écoutez pas les mauvais conseils !
« c’est trop tard, il aurait fallu s’y prendre avant, c’est dommage », « vous allez passer pour des écolos bobos/gauchistes/ultras », « mais regarde, il y a quand même des espaces verts dans ce projet! ». Au départ d’une lutte, vous aurez en face de vous sceptiques et défaitistes. Mais notre mot d’ordre est « on ne lâche rien », non ? Alors au boulot !
2. Allez voir les voisin.es
Vous serez surpris.es du nombre de personnes qui, comme vous, trouverons ce projet débile, qui n’en veulent pas. Vous découvrirez aussi que tel.le est botaniste, tel.le est membre de la LPO, tel.le a déjà écrit au maire sur le sujet… Ah mais la copine militante, elle habite là aussi tiens ?
3. Allez voir les comptes-rendus de débats
Tous ces projets ont fait l’objet de débats en Conseil municipal, de communauté, général ou autre… Et dans ces conseils, il y a la majorité et l’opposition. Si vous avez une opposition pugnace, et ce quelle que soit sa couleur politique, vous aurez des premiers éléments d’argumentation.
4. Participez à toutes les réunions, toutes les enquêtes ou consultations publiques
Dans les réunions, même simplement d’information, vous repérerez aisément les autres têtes dures : plus qu’à aller discuter avec elles : merci les organisateurs ! Sur les enquêtes et consultations publiques : leur bonne publicité n’est pas souvent la priorité des élu.es. Les enquêtes publiques doivent faire l’objet d’un affichage officiel et sont obligatoires dans certains cas. Participer-y ou consultez le rapport si elles ont déjà eu lieu : vous y trouverez peut-être noms et arguments d’opposant.es. Soyez attentif au site de la DREAL, à consulter régulièrement, car vous y trouverez la liste des consultations publiques en cours.
5. Demandez l’étude d’impact environnemental
Ah, il n’y en a pas ? Il va vous falloir l’exiger ! Sinon, il faut la lire en détail et vous faire aider pour y débusquer tout ce qui pourrait vous sembler insuffisant et/ou anormal.
6. Allez voir les associations de défense de l’environnement
Une fois votre dossier argumentaire étoffé, votre petit collectif monté (vous n’êtes que 4 ? pas d’inquiétude, c’est toujours le cas au départ), demandez à rencontrer les associations de défense de l’environnement : FNE, LPO, CPEPESC... Pensez aussi aux collectifs plus militants qui existent chez vous : Alternatiba, Extinction Rebellion, Amis de la Confédération Paysanne, Attac... C’est peut-être le moment de relancer votre comité local contre NDDL ?
7. Un.e bon.ne avocat.e, il n’y a que ça de vrai !
Les associations citées précédemment peuvent vous aider. Mais pensez aussi que vous faites partie d’un grand mouvement citoyen et écologiste, avec plein de personnes compétentes qui ont déjà mené des luttes similaires : la France insoumise !
Claire Arnoux.



