
Cuisiner c'est politique, manger végétal nourrit la paix
Face à l’urgence climatique, nous devons revoir notre façon de produire, de consommer ainsi que notre rapport au monde. Selon le GIEC, la végétalisation de l’alimentation constitue, parmi nos activités quotidiennes, le plus puissant levier pour diminuer les gaz à effet de serre, et de très loin.
L ’été 2019 a été marqué par la destruction accélérée de l’Amazonie. Nous connaissons le premier responsable de la déforestation: l'industrie de l'élevage qui installe des pâturages et des champs de soja OGM destinés à nourrir le bétail à travers le monde.
En France, l’élevage accapare 2/3 des surfaces agricoles (pâturages et alimentation du bétail) en plus d'être dépendant du soja brésilien. Le constat est sans appel : nous devons sortir des protéines carnées pour aller vers les protéines végétales. La transition écologique dans l'agriculture ne se fera pas à coup de baguette magique. Non, elle se fera par la culture des légumineuses ! En plus d'être riches en protéines, fibres et nutriments, elles enrichissent le sol sur lequel elles poussent !
Nous avons là un choix de culture à faire, une bifurcation à décider. Nous pouvons rester sur la voie des protéines carnées qui engendre la prédation des terres et des ressources, la guerre aux peuples humains et animaux qui en dépendent. Ou nous pouvons choisir la voie des protéines végétales qui est celle de la paix et du partage.
Trai Nguyen ( photos Astrid Basco)



